‹ Études de critique et d'histoire religieuse (volume 2)Chapitre 98 sur 168 · Migne, P.L., t. CLXXIX, p · texte numérisé non relu

Migne, P.L., t. CLXXIX, p

-2. Borgia, Memorie storiche délia pontificia cilta di Benevento, Roma, i"6fi, t. II, p. 413, 416, 425; l'approbation du pape se lit p. 438.

que fussent ses sentiments personnels et ses décisions de pasteur suprême au sujet du duel, il était obligé de le tolérer, comme souverain temporel, dans certaines parties de ses domaines'. »

Le coup d'œil que nous avons jeté sur l'histoire des Ordalies en général et du duel en particulier pendant la période antérieure au xii^ siècle nous permet de formuler les conclusions suivantes ; 1° Les Ordalies furent, sauf de rares exceptions, bien accueillies par les docteurs et les églises particulières dans tout l'Occident. Quand les papes furent appelés à se prononcer officiellement sur la légitimité des épreuves de l'eau et du fer rouge, ils n'en interdirent expressément l'usage qu'aux tribunaux ecclésiastiques ; et cet usage, ils l'ont toléré dans les tribunaux laïques, soit parce que les esprits n'étaient pas préparés à en accepter la suppression, soit parce qu'une telle procédure ne leur paraissait pas essentiellement mauvaise. 2° Le duel judiciaire, à cause de son caractère de jugement de sang, rencontra d'abord chez les docteurs et dans les églises particulières d'éminents adversaires ; il finit pourtant par prévaloir auprès des tribunaux laïques, et personne au xii*^ siècle n'en conteste la légitimité, si ce n'est pour les tribunaux ecclésiastiques ; les membres du clergé impliqués dans une affaire qui se termine par un duel recourent à un champion laïque pour défendre leur cause. Les papes, à partir de Nicolas I", inter-

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