Monceaux, art. cit., p
5. M. Monceaux invoque aussi (p. 227) le témoignage du quatrième Évangile, x11, 48-19, en faisant remarquer que, si Jean fait allusion au martyre de Pierre, il n’en indique pas le lieu. Pourtant « la connaissance du martyre implique la connaissance de l'endroit où avait été consommé le martyre. Or en ces années-là, Clément romain
rains ou à peu près de la persécution néronienne . Si l’apostolat de saint Pierre à Rome est une légende, « il faut admettre que cette légende, en trente ans à peine, a pu naître à Rome avec la complicité des témoins oculaires de la persécution, puis se répandre en Orient et s’y accréditer. Franchement, dit M. Monceaux, la moins invraisemblable des explications, c'est encore cette tradition romaine dont on veut à tout prix contester la vraisemblance! ».
Nous n’examinerons pas certaines questions secondaires, telles que la date de l’arrivée de saint Pierre à Rome, la durée de son épiscopat et la date de sa mort. Il nous suffit d'avoir fixé un point capital, le fait même de son apostolat dans la ville éter= nelle. La preuve, uñe preuve historiquement suffisante de ce fait nous paraît acquise. La tradition historique rejoint ainsi la tradition dogmatique de la primauté romaine, à laquelle elle sert de fondement.
faisait allusion au martyre de Pierre à Rome; etjamais aucune autre Église n’a revendiqué le même honneur. La coïncidence est instruc-
tive, »