‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 100 sur 142 · Cf. Jean de Valois, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Jean de Valois, op. cit., p

2, Summaaurea.de: laudibus Mariae Virginis; éd.Bourassé; dans Migne, t. IV, p. 14324,

s'oppose à cette induction. Aubri termine sa chronique à l’année 1241; il l'avait entreprise dès 1227. Or, à cette date, il n’est pas probable que le poète- «roi (en 1240, il n'avait pas vingt ans) eût encore composé son recueil de cantiques, et, l’eùt-il composé, il n’est pas vraisemblable qu'Aubri de Trois- Fontaines en ait eu connaissance. Le témoignage d’Aubri sur l’origine du Salve est donc indépendant des Cantigas d’'Alphonse X.

Ainsi, deux témoignages, au lieu d’un, nous apprennent que l’église où fut chanté pour la première fois le Salve Regina est Notre-Dame du Puy. Aubri ajoute seulement que le chant de l’antienne est l'œuvre d'Aymar (qui fut nommé évêque en 1079, prit possession de son siège en 4087 etmourut onze ans plus tard, août 1098, à Antioche). Le chant du Salve Regina remonterait, par conséquent, à la fin du xre siècle.

C’est l'opinion à laquelle se rangent volontiers MM. Gastoué et Wagner. Telle est aussi la.conclusion de dom Gabriel Meier, dans la note qu’il lut au Congrès catholique international tenu à Munich en 1900 : « Les plus anciennes traditions, dit-il, indiquent le Puy-en-Velay (comme lieu d’origine du Salve); Aubri de Trois-Fontaines l'appelle, vers 1240, l’'antienne du Puy et son auteur, l'évêque Aymar du Puy. Ce témoignage vient trop tard (sans

doute) pour lui attribuer une foi complète ; mais le lieu et la date semblent exacts!. » Avec plus de conviction encore, le P. Jean de Valois ajoute : « Jnsqu'à preuve contraire, nous croyons qu'il faut

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