Echo de N.-D. d'Avioth, 1903, p
2. Cantigas de Santa Maria de Don Alfons et Sabio, las publica la Real Academia Española, 2 vol., in-4, 1889, chez don Luis Aguado, Madrid. L
3. Como santa Maria guareçen no Poy huä moller que era sorda et muta, ibid., t. II, p. 363,
Salve). On: se demande comment M. Arce a pu conclure: de tout cela que le Save Regina provenait de Compostelle !.
En somme; il semble qu'il faudrait plutôt en: conclure que le Puy-en-Velay est son lieu d’origine. Et c’est ce: qu'affirme expressément un contemporain français d'Alphonse X. On se rappelle qu'Aubri de Troïs-Fontaines fait dire à saint Bernard, qui venait de passer une nuit chez les religieux de: Saint-Bénigne : « Vous avez très bien chanté l’antienne du Puy (æntiphonam de Podio) près de l'autel de la bienheureuse Vierge. » Le chroniqueur explique ainsi son expression : Dicebatur autem antiphona de Podio, eo quod Naymerus Podiensis episcopus eam fecerit. Aubri distingue nettement entre la réflexion de l'abbé de Clairvaux et son propre commentaire. Ce n’est pas saint Bernard qui attribue le: Salve à Aymar du” Puy, c’est Aubri lui-même. Et il ne doute nullement de l'exactitude: de son information; il nedit pas : « On rapporte qu'Aymar est l’auteur dw Salpe », mais : « On appelle le Save l’antienne du Puy paree qu’elle a été composée par Aymar. » Trombelli (xvirr° siècle), sans oser se prononcer sur l’origine du Save, reconnaît néanmoins la valeur du témoignage d’Aubri : « Ce qu'il dit d'Aymar est vrai, remarque-t-il, ou alors c'était certainement, à l’époque où il écrivait, la croyance communément exprimée ?. »
M. Arce estime qu'Aubri a emprunté son senti-
ment aux Cantigas d'Alphonse X. La chronologie