‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 101 sur 142 · Actes du Congrès, Munich, 1900, p · texte numérisé non relu

Actes du Congrès, Munich, 1900, p

s’en tenir au témoignage d'Aubri de Trois-Fontaines!.

Comment l’antiphona de Podio fit-elle son entrée dans la liturgie ?

A certains indices, on voit qu’elle y avait déjà pénétré au cours (et peut-être même dès la première moitié) du xn° siècle. Le manuscrit 3719 de la Bibliothèque nationale, des environs de 1150 (d’après M. Gastoué), contient au folio 99, sur lignes à la pointe sèche, le Save Regina pour antienne nr Evangelio, c'est-à-dire à Benedictus ou à Magnificat d'un office De Beata. Le codex additionnal 18302 du British Museum, antérieur de quelques années au précédent, contientsaussi (fol. 130) le Sa/ve comme antienne de tierce à l’Assomption. Ce sont les plus anciens témoins connus de l'emploi du Sa/pe à l'office canonique.

On ignore leur provenance exacte?. Mais il est permis de penser que l’ordre de Cîteaux adopta vite l’antienne du Puy. Aubri de Trois-Fontaines déclare expressément que, « dans un chapitre général cistercien, saint Bernard demanda que le Save Regina fût reçu par tout l'ordre; ce qui fut fait », ajoute-t-il3. On n’a pas trouvé trace de cette décision. Mais il

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