‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 102 sur 142 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

2. Le 3719 de la Nationale proviendrait de l’Aquitaine, nous dit-on, et l’additionnal 8302 serait d’origine allemande.

3. Cf. le texie complet dans Jean de Valois, op. cit., p. 23. N'ouolions pas que Jean l’Hermite, en 4182 au plus tard, disait déjà qu’Eugène III avait ordonné le chant du Salve Regina dans leséglises per ecclesias, ut adhuc plerique testantur). Ce témoignage est sujet à caution, mais il semble qu’on en peut du moins conclure que le

paraît qu'avant la fin du xne siècle, les cisterciens chantaient le Sa/ve Regina à certains offices. L'antiphonaire d’Hauterive, antérieur à 1203, qui ne renferme que le Propre du temps, contient ad calcem, parmi les Commemorationes sanctorum, le Salve comme mémoire de l’Assomption durant l'octave de cette fête. L'antiphonaire de Westmalle (1225) et celui de Bornheim (1244) ont le Salve pour antienne solennelle aux quatre grandes fêtes de la sainte Vierge : Purification, Annonciation, Assomption et Nativité.

Bien plus, dès 1218, le chapitre général avait prescrit le chant quotidien du Save Regina à la suite du répons et du verset Gloria Patri?. Il est vrai que cette décision fut modifiée deux ans plus tard. En 1220 et en 1221, le Chapitre enjoignait aux moines de réciter le Save, chacun en son particulier : Dicatur a singulis quotidiecum collectis consuetis. En 1238, nouvelles prescriptions : « On chantera tous les vendredis, après les sept psaumes, le répons Aspice Domine et l'antienne Salve Regina, avec le verset Ora pro nobis!. » En 1239, sur la demande du pape Grégoire IX, le statut de 1218 fut renouvelé; on décida de chanter l’antienne tous les jours, après le répons, avec le verset Ave Maria. Enfin, en 1251,

Salve Regina était dès lors chanté dans certaines églises et sans doute chez les cisterciens.

1. Cet antiphonaire est conservé à Mount-Melleray, près de Cappoquin (Irlande), dit le P. Jean de Valois, op. cit., p. 76, note 5.

2. Statuta capit. general., anno 1218, dans Martène, Thesaurus novus anecdot., t. IV, col. 1321.

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