‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 103 sur 142 · Ibid., col · texte numérisé non relu

Ibid., col

Louis IX et son frère Alphonse de Poitiers ayant demandé des prières à Cîteaux, les Pères ordonnèrent que, parmi d'autres suffrages, on chantât chaque soir, après complies, le Save Regina, en ajoutant comme de coutume le verset Ave Mariaet l’oraison Concede nos'. Cette prescription fut renouvelée quaitre ans plus tard’, et l'usage une fois en vigueur s'est perpétué jusqu'à nos jours ÿ.

Les «chunistes savaient peut-être adopté avant Îles cisterciens le Salve Regina. Nous avons vu qu'aux environs de 1135 Pierre le Vénérable le faisait chanter « à la procession » le jour del’Assomption; le statut ajoute qu’on devra l’introduire pareillement dans toutes les processions qui partentde l’église principale des À pôtres pour se rendre à l'église Notre-Dame, sauf les jours où la coutume exige que l'on chante des répons ou antiennes propres des saints 1 ». On n’a pas dedocument qui permette de dire si, avant le xiv° siècle, les clunistes insérèrent le Save Regina dans leur office proprement dit. Mais entre 1308 et 1318 l'abbé général décida que, « dans tous les lieux conventuels de l'ordre, on chanterait désormais après complies le Salse Regina ou toute autre antienne de la sainte Vierge ». Le Salpe est seul expressé-

4. Ibid., col. 1394. Cf, pour une décision de 124, ibid., col. 4374.

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