Acta sanctorum, t. 1, p
2, Bibliotheca ordinis fratrum Praedicatorum, Paris, 1585,:ad ann. 4350. Cf. Jean de Valois, op. cil., p. 85.
3. L'origine liturgique du « Salve Regina », dans la Revue du Clergé français, 45 août 1940.
mond de Pennafort que Grégoire IX aurait ordonné que le Saive Regina « fût chanté dans toutes les églises de Rome le vendredi soir à l'issue de complies! ». L'opinion de M. Godet est assez vraisemblable, Il n'y a pas lieu de penser que Grégoire IX ait été influencé par les franciscains, ses amis. L'ordre de saint François prit pour règle dès 1223 de suivre l'office de la Curie secundum ordinem sanctaeromanae Ecclesiae. Pour établir une parfaite unité, le chapitre général tenu à Assise en 1230, à l'occasion de la translation du corps de saint François, fit distribuer à toutes les Provinces des antiphonaires notés2, Il n'est pas probable que le Salve y figurât encore. En 1241, le général Aimon de Favesham composa un recueil de rubriques embrassant toute la liturgie franciscaine#. Et son œuvre fut approuvée par Grégoire IX. Les bréviaire contenait-il dès lors le Salve ? Peut-être, mais comme les autres antiennes De Beata, le Sale devait être ad libitum. En 1249, Jean de Parme nous ditnettement que l’ordre chantait, après complies, selon les temps, l’une des quatre antiennes à la sainte Vierge : Regina caeli, Alma Redemptoris, Ave Regina caelorum et Salve Regina*. C'est déjà la règle que devait adopter plus tard l'Église romaine.
4. Hic constituit ut semper in sexta feria in vesperis completosolito cursu cantaretur Salve Regina, etc. Baronius, Annales, éd. de Bar-le- Duc, 1870, t. XXI, p. 488-189; Muratori, Scriptores, t. III, p. 582. Cf. Jean de Valois, qui ne nous paraît pas interpréter exactement ce-texte; op. Cit., p. 87.
2. Hilaire de Lucerne, Histoire des études dans l'ordre de saint François, Paris, Picard, 4908, p. 444.