‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 110 sur 142 · Remarques sommaires, Paris, 1652, p · texte numérisé non relu

Remarques sommaires, Paris, 1652, p

ration raisonnée des ouvrages du célèbre écrivain. En certains endroits, Jacques de Ciresio signale les parties les plus recommandables de chaque livre : ainsi, par exemple,au sujet du Tractatus super Magnificat, il signale le neuvième traité : Super üllo versiculo : Esurientes. Est-il possible que le silence ait pu être gardé par Jacques de Ciresio sur l’/mitation, si Gerson en eût été l’auteur?

« Allons plus loin. Supposons, par impossible, que les rédacteurs des catalogues dont nous venons de parler aient pu omettre la mention d’un ouvrage

aussi important; les premiers éditeurs, du moins,

n'auraient pas manqué de réparer l’omission. Cependant aucune ancienne édition des Œuvres de Gerson (c'est Rossweyde qui en fait la remarque, Vindiciae Kempenses, p. 362) ne contient l'I. C. Et le savant Jésuite cite en preuve les prnie de 1483, 1488, 1494, 1514, 1518, 1521, 1606".

4° Il ne faudrait pas se more trop impressionner par l'autorité du cod. Sangermanensis, d'où dérivent tous les manuscrits et imprimés qui attribuent l'I. C. à Jean Gerson. A l’époque où il fut copié (1460), un nombre très considérable de Codices connus circulaient sans porter le nom du chancelier de Paris. Du reste, le Sangermanensis est de la même espèce que le Justinianus, copié à Sainte-Justine de Padoue en 1436. Si celui-ci ne porte pas de nom d'auteur, on sait du moins que la tradition de Sainte-Justine, attestée par un catalogue de 1453, attribue la paternité de l’/mitation à un abbé du nom de Jean Gersen?. Or

4. Puxoz, L'auteur de l'Imilation, p. 443-416. 2. D’après Ms Puyol, Jean Gersen aurait été abbé bénédictin de Saint-Etienne de Verceil au xur° siècle (entre 1220 et 1245).

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