‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 111 sur 142 · ENS · texte numérisé non relu

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un autre groupe de manuscrits, qui forme aussi une espèce spéciale, selon la classification de Me' Puyol (le Bobbiensis, le Panormitanus, le Vaticanus) donne lieu à la curieuse observation suivante : le Vatican est sans nom d’auteur; le Bobbien, a pour Incipit : Liber Joannis Gersen, tandis quele Panorm, écrit : /ncipit libellus compositus a domino Joanne Gersen cancellario Parisiensi. Mais s’il est un point chronologique bien établi, c’est l’antériorité du Boëbiensis surle Panorm. On va donc ici de Jean Gersen à Jean Gersen, chancelier de Paris. Et pour achever le cycle de la transformation, une traduction toscane, faite sur le texte Bobb., Panorm., Vatic., donne la formule : « Jean Gerson, chancelier de Paris. » La même remarque peut s'appliquer au groupe de ma-

nuscrits rangés par M# Puyol dans le genre H.

Tandis que le Mantuanus écrit : « Jean Gersen », et le Parmensis : « saint Jean Gersen », le Veronensis porte : « Jean Gersen, chancelier de Paris », et enfin le Sangermanensis : « Maître Jean Gerson! ».

En présence de ces transformations de noms, on est amené à se demander s’il n'y a pas eu confusion, dans l'esprit des copistes. Gerson n'est-il pas un Gersen mal orthographié, ou inversement? Cela est de toute évidence. Reste à savoir au profit de qui a dû s’opérer la transformation.

Il n’est guère vraisemblable que ce soit en faveur d'un Gersen, inconnu d’ailleurs, dit Me Puyol. On ne va pas du connu à l'inconnu, Comment nous est parvenu le nom de l'abbé Gersen, si ce n’est par les manuscrits de l’/mitation? Gerson, au contraire,

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