Becker, Les derniers travaux, p
plètent sur les origines de la congrégation de Windesheim. Le premier est intitulé : De viris illustribus de Windesem; le second : De origine modernae devotionis. C’est dans le premier, composé durant son séjour à Windesheim, de 1456 à 1459, que se trouve le témoignage de Busch en faveur de Thomas : Frater Thomas de Kempis qui plures devotos libros composuit, videlicet : Qui sequitur me de Imitatione Christi cum alüs'. Une pareille attestation a d'autant plus de poids que Busch résidait dans le voisinage du Mont-Sainte-Agnès, que Thomas était l’un des scribes les plus renommés de la congrégation, et que l'origine de l’?mitation de Jésus-Christ devait avoir pour le chroniqueur une plus grande importance. Aussi, entre tous les opuscules de Thomas à Kempis, Busch nomme-t-il seulement le livre de l'Amitation.
On a essayé d'énerver la valeur de ce témoignage. L'étude des manuscrits a révélé que ce qui regarde l’/mitation manque dans la première rédaction du De viris?, L’incise n'apparaît que dans une seconde édition faite à Sulta près d’Ildesheim en 1464. Huit copies du De viris, réparties entre l’Allemagne, la Belgique et la Hollande, dont l’une est datée de 1465, la propagèrent ensuite *. Il-n’en est pas moins vrai, disent les anti-kempistes, que pendant son séjour à Windesheim, de 1456 à 1459, Busch qui se trouvait dans le voisinage de Thomas n’a pas songé à lui attribuer l’/mitation. Selon ME Puyol,
1. De viris illustribus, cap. xx1. Cf. Becker, L'auteur de l'Imila- rs
tion, p. 15-23, 2, Puyol, L'auteur de l'Imitation, p. 611.