Ibid., p
expressions dont on se servait à l’ époque en pour désigner « un coupable qui s'était réfugié dans une église et ‘que celle-ci rendait à son maître après avoir obtenu sa grâce ». C paraphrase et veut clarifier le texte;
- il dit : Servum culpae vinculo reddidit absolutum : c'est
plus clair, si l’on veut, mais c’est aussi d’une langue qui n’a plus rien de mérovingien. Ces exemples suffisent pour montrer que À et B représententmieux que Cletexte primitif !; ils prouvent également que À et B dérivent d’un prototype mérovingien qui a été dénaturé par C, Mais, des recensions À et Z laquelle est la meilleure ou du moins à laquelle appartient la priorité? Faut-il croire, avec M. Kohler et Mer Duchesne, que la recension 4, qui est la plus longue, a été interpolée, ou avec MM. Narbey
. et Krusch que B est une retouche et un abrégé de 4?
M. Godefroid Kurth ? se prononce résolument en faveur de l'opinion de Krusch et déclare que 4 estantérieur à B. La langue etle contenu des deux recensions lui semblent appeler cette conclusion.
Nous ne saurions partager son sentiment. Il nous semble que la langue de B est aussi authentiquement mérovingienne que celle de 4:etque À a le désavantage d’avoir été interpolé.
Nous accordons qu’unesérie de mots, tels que opitulatio, bassibus, ab obtutu, laciscivitque, revectans, de À sont plus primitifs que auxilium, cruribus, a presentia, imploravitque, reportans, qui les remplacent dans B. Mais en revanche on trouve dans Z des expressions qui se rapprochent plus de l'original que celles qui les remplacent dans À. Les exemples nous sont fournis par M. Godefroid Kurth lui-même. «À 14 et 47 contient deux passages qui sont en partie calqués sur des passages correspondants de Sulpice-Sévère. Or, dans tous les deux, la lecon de 3 est plus conforme au modèle que celle de 4. Là où Sulpice-Sévère a écrit postera die, B 14 est seul à lire postera die, tandis que À et D portent post pridie. Là où Sulpice-Sévère avait écrit egestus est, B 44 seul redit
4. M. Kurth poursuit sa démonstration (9p. cit., p. 22 sq.) avec
d’autres preuves à l'appui.