‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 137 sur 142 · G. Kurth, op. cit., p · texte numérisé non relu

G. Kurth, op. cit., p

4. Dans Virtules Martini (nr, 7), on lit : « Senator.. dum die domi-

nico clavem facit, digiti ei ambarum manuum contraxerunt..…

auxilia expetit confessoris (Martini) et per quatuor dies orationi ac jejunio vacans, manus sanas elevans, incolomis est regressus. » Le Vita Genovefae (cap. Lv) porte : « Cuidam Gotho die dominico operanti manus utraque contraxerunt. Hic cum ad sepulcrum Genovefae sanitatem sibi reddi nocte tota implorasset… recepta manuum suarum sanitale, incolomis egressus est. »

5. M. Kurth croit à un emprunt; l’'emprunteur serait Grégoire de Tours. Voir son explication, 0. cil., p. 43-46 (M-A4).

ee Et cela Hits d'autant plus DE pie date où vivait Gertrude, le culte de sainte Geneviève existait à Nivelles et dans les environs. Sainte Begge, sœur de Gertrude, obtint en 692, pour son monastère d’Andenne, une partie du lit de sa sœur défunte etla placa dans Téglise, près de l'autel de sainte Geneviève 2». L'auteur du Virtutes Gertrudis Éonnaissait donc la vierge. de Nanterre. « M. Krusch fournit ainsi, par le rappro-… chement qu’il établit entre les deux saintes, un argument en faveur de l’authenticité » du Vita Genovefue.

Inutile de discuter les prétendus emprunts faits par le biographe de sainte Geneviève à Bède le Vénérable. IL s’agit de récits où les démons troublent la navigation Ÿ des saints et parlent par la bouche des possédés. Ce -sont là des merveilles communes à bien des Vies de saints qui sont certainement indépendantes l’une de l’autre. Et quand il y aurait dépendance, il faudrait encore prouver que c’est le Vita Genovefae qui dépend. de Bède, et non Bède qui dépend du Vita. x:

En somme, ni Bède, ni le Virtutes Gertrudis, ni 14 Grégoire de Tours ne peuvent servir à dater la Vie de; : 1 sainte Geneviève. ;

L'épisode relatif à l’apostolicité de saint Denis nous fournira-t-il une indication plus précise? Ce passage dérive, semble-t-il, du Passio sancti Dionysii. © d’après Havet et Duchesne ! le Passio ne serait | antérieur à la fin du vur° siècle. Il faudrait donc recu

2. Kurth, op. cit., p. 41 (45). 1 3. Cf. Kohler, dans Revue historique, 1898, t. LXVI, p. 315.

5 TA : 4 ‘ de 4 jusqu'à cette date la composition du Vita Genovefae !.

M. Kurth discute ce point avec un luxe remarquable d’érudition ?. Après Mæ Duchesne, nous l’écartons tout

simplement du débat. Le passage manque dans la recen-

sion 2, nous l’avons vu; c’est une interpolation de 4. Il n’y a donc pas lieu d’en tenir compte pour fixer la date du Vita ÿ.

M. Krusch se rejette sur quelques autres arguments, entre autres la mention du Vicus Catolacus, pour retarder la composition du Vita jusqu'à la fin du vure siècle. « Nos sources, dit-il en substance, Grégoire de Tours, Frédégaire et ses continuateurs, le Liber historiae, ne connaissent pas le vicus Calolacus, mais seulement la basilique de Saint-Denis. C’est après la construction de l’abbaye de Saint-Denis par Dagobert Ier qu’on voit surgir le vicus. La première mention qui en est faite se trouve dans un diplôme de Childebert III en 710, où il est appelé vigus sancti Dionisii et non Catolacus. Ce dernier nom est une invention, on a d’abord imaginé une matrone Catulla, puis on a forgé d’après son nom un Catullacum. C’est en 777, dans le testament de l’abbé Fulrad, que ce nom forgé apparaît pour la première fois; des monnaies, qui conséquemment doivent être du vin° siècle, le portent aussi; il eut du succès, on le trouve encore à la date de 1154 dans un diplôme #. »

Si le testament de Fulrad n’est pas un faux 5, on se:

4. Bruno Krusch (Mon. Germ. hist., t. III, p. 205, note 2) prétend que le Passio fut composé plus tôt et que Je Cod. Montepessulanus H, n° 55, qui le contient, est du vur-ix° siècle.

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