‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 32 sur 142 · Art. cil., p · texte numérisé non relu

Art. cil., p

3. On trouvera dans Vernet (op. cit., col. 1256-1259) d’autres hypothèses pour expliquer la genèse de la légende. Nous n'en citerons qu’une, celle qui nous-paraît la moins invraisemblable: Gn'aremarqué: que le pape Léon. IX, écrivant à Michel Cérulaire,. patriarche. de Constantinople, lui signale une rumeur d'après laquelle le siège de Constantinople auraitiétéoccupé par une femme (P.L., t. CXLHH,.co1, 760) n Le pape déclare qu'il n’en croit rien, mais il fait observer que l'usage de promouvoir, contre les canons, des eunuques au patriarcat, rend la chose possible, sinon vraisemblable: De: cette: lettre;. omt peut conclure que,en 1054, la légende de la papesse Jeanne ne circulait pas encore ; du moins Michel Cérulaire et Léon IX n’en savaïent rien, car le patriarche aurait eu. beau jeu à riposter:. La: légende de: la femme-patriarche est attestée, au contraire, par la Chronigue.de Salerne. « Ur patriarche de Constantinople, nous dit-on, aimait tant une de ses nièces, qu’il la prit à son service, en qualité d’eunuque. Sur son lit de mort, il la recommanda à la bienveillance de somen-" tourage: Comme tout le monde voyait enelle: un véritable-eunuque,

on l’élut patriarche. Elle gouvetna 1 et demi. Mais le démon révéla son envoya des apocrisiarii à Constantinople pour dévoiler le mystère. Enquête faite, on découvrit la vérité, et l'abomination prit fin (Chronic, Salernil., cap. xvr, dans Mon. Germ. hist, Script., t. III, p. 484). » Le P. Lapôtre croit voir dans la fable de la femme-patriarche le « germe » de la légende de la femme- pape (Op. cit., p. 363-365; cf. E. Bernheim, Zur Sage der Püpstin Johanna, loc. cit., p. M0). La confusion a pu s'établir d'autant plus facilement entre le pontife de Constantinople et celui de Rome que les patriarches de Constantinople prenaient volontiers le titre de pontifes œcuméniques.

"Église de Constantinople un an sexe au duc de Bénévent, qui

Page 1