‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 43 sur 142 · Kurth, Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Kurth, Loc. cit., p

4. Vita À 6, 13, 19, 39. Virgile, Aen., IV, 6; 1, 118; XI, #1; III, 308.

5. À 29, B 19 : Gallorum cantu vel plausu indicante, esl emprunté à Pline: Hist. nal., X, xxI.

6. Les douze vertus nommées dans B 14 sont empruntées à Hermas, Pastor, Simil. 1x, 45.

1. Cf. À 14, 30, 38, 47, 53 et Sulpice-Sévère, Vita Martini, iv, xvn, xvin, et Dialog., in, 6, 4,3. s

8. À 56, B 53 : Porticus applicata triplex est emprunté à Sidoine, Carm.Ni, 10.

9.« Celsum protulit aedificata fastigium. » Vita À 56, B 53, est emprunté à la Vie de saint Julien. Cf. Rerum Meroving.Scriptores, 1,1, 881.

40. Le Vita Germani fut composé par Constance, au plustard entre 480 et 490 (cf. Levison, Bischof Germanus von Auxerre und die Quellen zu seiner Geschichte, dans Neues Archiv, 1903, t. XXIX, p. 407-112). Or les deux voyages de saint Germain en Grande-Bretagne y sont mentionnés. Il y a tout lieu de croire que l’auteur du Vita Genovefae connut ces détails. Les récits de la double entrevue de

Fi à:

Un écrivain aussi instruit devait être avide de renseignements sur le sujet qu'il traïtait. Nul doute qu'il ait recueilli avec soin tous les traits qui allaient à son dessein. Mais, « comme la majorité des biographes de son temps, il n’a vu dans son héroïne que la thaumaturge, et tout ce qui dans sa vie n’a pas le caractère miraculeux le laisse indifférent. La biographie (qu’il compose) est avant tout un catalogue de miracles ! ».

Les personnages avec lesquels la sainte est en

relations s’effacent devant elle. Quelle que soit leur dignité, ils ne comptent que dans la mesure où ils la grandissent. Tel par exemple saint Germain d'Auxerre. Les événements les plus importants de l'histoire contemporaine sont ramenés à la proportion d'un simple cadre où se développe la figure

que le biographe a donstamment en vue. Il ne faut.

donc pas nous attendre à trouver dans le Vita Genovefae un raccourci de l’histoire franque au v° siècle. Tout au plus y apercevrons-nous, comme dans un lointain un peu vague, les faits graves qui ont fourni à sainte Geneviève l’occasion de faire éclater sa grandeur d'âme et sa sainteté.

L'auteur vise à l'exactitude et à la précision. Comme il écrivait cent ans après la naissance de la sainte et que les souvenirs qu'il consigne ont passé par plusieurs bouches, il se peut qu'il nous les transmette quelquefois un peu déformés. Mais son étude nous apparaît comme une œuvre de bonne foi. Et la

Germain ayec Geneviève, qu’on lit dans le Vita Germani, édition des Bollandistes, n° 42-44 et 60, sont une interpolation postérieure

(cf. Levison, oc. cil., p. 113); l’interpolateur les a évidemment tirés du Vita Genovefue.

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