P,. L., t. XX, col
Et l'Église de Paris n'eut sans doute garde de négliger ces recommandations.
On a pensé que Geneviève n'avait guère plus de quinze ans !, quand elle se présenta, avec deux compagnes beaucoup plus âgées qu'elle, au pontife qui devait lui imposer le voile. Son biographe appelle Vilicus le prélat consécrateur ?.
La cérémonie de la velatio se faisait en grande pompe, les jours de fête solennelle. Dans le curieux discours Ad virginem lapsam, qui figure parmi les œuvres de saint Ambroise, l’évêque rappelle à une vierge déchue sa consécration, le jour de Pâques, au milieu des néophytes vêtus de blanc et portant des cierges allumés ?.
Le jour de sa velatio, Geneviève, nous dit son
4. On a déduit cela de Vita B 12, où il est dit qu’elle jeûnait tous .
les jours de la semaine, sauf le jeudi et le dimanche, a quinto decimo anno. Mais cette induction est loin de s'imposer.
2. Ce nom est mal attesté dans les manuscrits. Au lieu de Vilico, on lit encore Ilico, Illico, Villico, Julico ou même Velum. M. Kohler propose (op. cit., p. xCvi)de lire episcopus villicus, c’est-à-dire un chorévêque. M. Kurth accepte volontiers cette hypothèse (op. cit., p. 53 (51). Le Gallia christiana émet l’idée que le Félix du catalogue épiscopal de Paris pourrait bien être le Vilicus du Vita Genovefae.Ce Félix est le quatrième prédécesseur de Héraclius qui assista,en 511, au concile d'Orléans. La chronologie connue ne s'oppose donc pas à cette identification. Mer Duchesne croit cependant que « Vilicus est la bonne leçon >». Ce nom, il est vrai, ne se rencontre pas dans le catalogue parisien. « À cela, dit Ms Duchesne (Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule, t. T1, p. 462), il faut répondre que rien, dans le texte ou le contexte, n’oblige à croire que le biographe ait présenté Vilicus comme un évêque de Paris, Un des recenseurs de Ja
Vie de sainte Geneviève le qualifie d’évêque de Chartres (cf. Kobler, -
op. cit., p. 49), ce qui est inexact, Car, pas plus dans la liste épiscopale de Chartres que dans celle de Paris, on ne rencontre le nom de Vilicus. On le trouve, en revanche, dans éelle de Bourges, à une place qui concorde aisément avec la chronologie de sainte Gene viève., »
8. Duchesne, Origines du culle chrétien, p. 408. Sur cette cérémonie, cf. saint Ambroise, De virginibus, lib. I, cap xu, n° 66; b., III, cap. 1, n° 4; Ad virginem lapsam, cap. v, n° 49.