‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 52 sur 142 · De laude sanctorum, cap. 1x, n · texte numérisé non relu

De laude sanctorum, cap. 1x, n

3. « Locum tabulis separatum, in quo in ecclesiastabas.» Ambroise, Ad virginem lapsam, cap. vi, n° 24.

un père et une mère aimés, Geneviève allait-elle

connaître les soucis et les dangers de la solitude ? Un concile d'Hippone, de 393, réglait qu'après la mort de leurs parents, les vierges devaient être confiées à des femmes recommandables par leur sagesse et leur piété. Une disposition analogue était sans doute en vigueur dans l'Église des Gaules. Quoi qu'il en soit, Geneviève se refugia chez sa marraine, qui résidait à Paris !. >

« La petite ville était alors comprise presque tout entière dans une île de la Seine, île d'ailleurs moins étendue qu'aujourd'hui, puisqu'on y a réuni, depuis, un îlot qui se trouvait en aval. Déjà protégée par les eaux du fleuve, l’île parisienne était entourée d'une ceinture de murailles, défense nécessaire contre les bandes de pillards qui ne cessaient de parcourir la Gaule. Deux ponts munis de fortins donnaient accès dans l’île : le Petit-Pont, par lequel s’établissait la communication avec la rive gauche, et de l’autre côté, un peu plus en amont, le pont qui conduisait aux terrains boisés et marécageux de la rive droite.

« A l'extrémité orientale de l’île s'élevait la cathédrale, dédiée à saint Étienne. On l'avait bâtie sur un emplacement jadis occupé par diverses effigies de divinités gauloises et par un autel de Jupiter ?. À ce

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