Ibid
naliers de vierge chrétienne fut pour longtemps encore son unique préoccupation.
La vie de ces religieuses, que saint Ambroise
appelle «les chevalières de la chasteté », milites cas- .
titatis ! entraînait certaines mortifications etcertains actes de piété qui leur étaient particuliers. Leurs journées comprenaient, en dehors du temps qu'elles passaient à l'église, des exercices variés, tels que la lecture, le travail manuel et la prière ?. L'oraison primait toutes leurs autres occupations. Il leur était plus spécialement prescrit de prier à l'heure du lever, avant et après le repas, au moment de l’encens et enfin avant de se mettre au lit. Saint Ambroise leur recommande, en outre, de réciter, la nuit, jusqu'à ce qu'elles s'endorment, alternativement des psaumes et l’oraison dominicale, et de repasser chaque matin, aussitôt éveillées, même avant l’aube du jour, le symbole qui contient les mystères de la doctrine chrétienne *.
Geneviève, qui connaissait sans doute ces prescriptions, les interprétait en les aggravant encore. Les nuits du samedi au dimanche, elle les passait habituellement dans la veille et dans la prière, à la manière, dit son biographe, d’un serviteur attendant son maître qui revient des noces ‘. Et ce n’était pas seulement la semaine qui avait ainsi un jour privilégié. Chaque année ramenäit pour elle un carême spécial. De l'Épiphanie au jeudi saint, elle se tenait enfermée dans sa cellule comme une recluse, afin de