‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 57 sur 142 · Vita B · texte numérisé non relu

Vita B

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contagieux jusqu'en dehors du diocèse de Paris. A Paris même, on voit des jeunes filles se grouper autour d'elle; celles-ci forment sa société; et nul doute qu'elles aient embrassé le même genre de vie que la vierge de Nanterre. À Meaux, une jeune fille, d'âge nubile et déjà fiancée, du nom de Célinie, s’éprend d'admiration pour Geneviève et lui demande de présider aux étapes de sa conversion; c'est d'elle qu’elle veut recevoir les règles de la vie religieuse; c’est par elle qu’elle veut être fiancée au Christ. Le jeune homme à qui elle avait été promise, apprenant cette résolution, entre en fureur, accourt à Meaux et va droit à la maison de sa fiancée. Mais Geneviève et Célinie, averties de cette brusque approche, se hâtèrent de chercher un refuge dans le baptistère de l'église de Meaux. Le jeune homme les suivit de près. Quel ne fut pas son étonnement, quand il vit la porte de l'édifice s'ouvrir d'elle-même devant les fugitives pour leur donner asile et se refermer derrière elles? ! Toute tentative de violence devenait inutile. Le jeune homme abandonna ses desseins. Et Célinie put suivre en toute liberté sa vocation Ÿ. L'activité de Geneviève, comme on le voit, ne se renfermait pas dans l'enceinte de Paris. Les grandes œuvres que nous lui verrons bientôt accomplir avaient au loin un glorieux retentissement. Des étrangers de passage à Paris, des marchands sans doute, portèrent, nous dit-on, sa réputation jusqu'en Célé- Syrie, où saint Syméon Stylite, plein d'admiration

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