‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 6 sur 142 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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Paul, répond M. Monceaux ‘, est une invention ro= manesque de la critique moderne, une hypothèse plus que fragile, fondée sur des textes apocryphes de basse époque ou mal compris. » Avant la composition de ces textes, la tradition romaine sur l'apostolat et la mort de saint Pierre était partout attestée.

La légende de Simon le Magicien éclaircira-t-elle les origines de cette tradition? « Dans sa première forme?, et jusqu’à la fin du usiècle, la légende romaine de Simon ne mentionne pas Pierre et ne l'oppose pas au magicien. Or pendant cette période la tradition relative à l’apostolat de Pierre » trouve partout des échos, comme nous l'avons dit. « Donc cette tradition n'est pas née de la légende de Simon, où Pierre n'apparaît qu'avec le 1° siècle. Sile jour vint où l'on miten présence l’apôtre et le magicien, c’estque tout le monde admettait l'apostolat romain de Pierre*. »

La critique négative se rejette alors sur les textes du n° siècle que nous avons invoqués, notamment sur les textes de Caius et de Denys, pour en con= tester la valeur.

Rappelons le texte du prêtre romain. Vers l'an 200, au cours d’une polémique où il proclamait contre le montaniste Proclus l'autorité apostolique de son Église, Caius écrivait: «Je puis montrer les trophées (rpéraux) des apôtres. Allez au Vatican ou sur la voie d'Ostie, vous y trouverez les trophées des fondateurs de cette Église. » Pour Eusèbe qui reproduit ce texte, les trophées sont « les dépouilles sa-

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