‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 7 sur 142 · Monceaux, tbid., p · texte numérisé non relu

Monceaux, tbid., p

crées des dits apôtres ! ». En fait, « la tradition, dit M. Monceaux, a toujours identifié ces trophées des apôtres avec leurs tombeaux, qui sont signalés aux mêmes lieux depuis le début du rv° siècle, et qui d’ailleurs y sontencore ». Certains critiques modernes voudraient voir dans ces rpétaux des « trophées à la mode païenne » ou même «les fameux arbres qu'on montrait bien plus tard dans le voisinage des tombeaux, le pin de la voie d’Ostie et le térébinthe du Vatican ». M. Monteaux ne peut s'empêcher de sourire de ces modernesinventions. « Ils’agit d'expliquer et de comprendre un texte historique des environs de l’an 200. Que viennent faire ici ces traditions si tardives, ces contes de nourrice, ces arbres de légende », voire cette « hypothèse de trophées à la mode païenne ». Et dans une discussion serrée de plus de huit pages?, il établit que les trophées dont parle Caius ne sauraient être autre chose que les reliques ou les memoriae de saint Pierre et de saint Paul.

Le texte de Denys de Corinthe favorisera-t-il davantage l'opinion de ceux qui prennent l’apostolat de saint Pierre à Rome pour une légende. A la vérité, d’après une légende assez tardive, « Pierre et Paul seraient venus ensemble en Italie, y auraient prêché ensemble l'Église romaine ». Or cette tradition est historiquement inadmissible. Mais, nous dit-on, qu'enseigne autre chose Denys de Corinthe? « Tous deux (Pierre et Paul) ont planté dans notre Corinthe, et pareillement ils ont enseigné ensemble en Italie *. » C'est là, suivant M. Monceaux, une traduction fautive

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