G. Kurth, Clovis, t, I, p.206; cf. Idace, p
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pendance de la Gaule centrale, devenue, au milieu du déluge de la barbarie, le dernier refuge de la vie romaine |.
A la bataille d'Orléans édite le fils de Mérovée, Childéric, combattant, à titre d’allié, dans les rangs de l'armée d'Égidius. La victoire romaine était donc aussi une victoire franque.
L'appui que Childéric avait prêté au général
romain était d'autant plus appréciable et providen-
tiel que le territoire se trouvait menacé en même temps à l’ouest par un nouvel ennemi, les Saxons. « Il s’en fallut de peu que ce peuple, prévenant les Francs ses rivaux, ne fit lui-même la conquête de la Gaule. A partir du ze siècle, on les vit sur tous ses rivages, depuis l'Escaut jusqu’à la Seine, et on les y rencontrait si souvent que la côte avait fini par s'appeler la « côte saxonne », littus saxonicum. Un de leurs growpes s'était fixé de bonne heure dans le pays de Boulogne; un second avait pris possession des environs de Bayeux; un troisième s'était emparé des îles ? boisées qui are le lit de la Loire à son embouchure. » Or, tout à
coup, peut-être à l'instigation des Wisigoths, ces derniers vinrent se jeter dans les flancs d'Égidius, et menacer, avec leur chef Odoacre, l’importante position d'Angers (463). Le général romaïn n'eut pas la gloire et la consolation de les repousser; il mourut, en octobre 464, des suites d'une maladie,