‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 74 sur 142 · Grégoire de Tours, Hist. Franc., II · texte numérisé non relu

Grégoire de Tours, Hist. Franc., II

2. G. Kurth, Clovis, t. I, p. 249; cf., du même auteur, dans Revue des questions historiques (1895, t. LVII), un article intitulé : La France et les Francs dans la langue politique du moyen âge.

3. Sur Le lieu du baptème de Clovis, cf. Vacandard, Revue du Clergé francais, 15 octobre 4913, p. 143 sq.

après Clotilde et Remi, de la conversion du roi des Francs, ce fut certainement Geneviève. Elle avait alors environ soixante-quinze ans; il ne lui restait plus que quelques années à vivre. Du moins pouvait-elle espérer les couler en paix, auprès des Parisiens tranquillisés.

Souvent, pendant les séjours que Clovis fit à Paris, elle eut l’occasion de renouer avec lui les relations de pieuse cordialité qu’elle avait jadis entretenues avec Childéric. L'intérêt des malheureux était l'unique motif de ses démarches. Clovis lui témoigna toujours une grande affection, nous dit son biographe, et, par égard pour elle, il était prêt à se départir de certaines rigueurs que semblait exiger la politique. Plus d’une fois, sur la demande de la vénérable vierge, il consentit à libérer des prisonniers et à exempter du dernier supplice les criminels que la justice avait traduits devant son tribunal !.

La mort vint interrompre ce pieux commerce, où l'humanité et la religion trouvaient leur compte. Geneviève avait dépassé l’âge de quatre-vingts ans?. Elle mourut aux environs de l’an 500%, un 3 janvier *. Sur son tombeau, placé dans un coin du

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