‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 90 sur 142 · Op. cil., p · texte numérisé non relu

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pour l’établir prête à l'équivoque : et nous avons dit comment il fallait l'entendre.

En résumé, on n'entend plus parler de Jeanne des Armoises après 1440!, Le Bourgeois de Paris dit bien : « Quand elle fut à Paris, encore retourna en la guerre ct fut en garnison, et puis s’en alla »; ce qui est tout à fait énigmatique?. Il est fort probable qu'elle termina ses jours à Metz.

Mais cette aventurière, épouse de Robert des Armoises, n'eut rien de commun avec la Pucelle d'Orléans. Jean Nider et le Bourgeois de Paris* nous disent ce qu’elle était. Avant de se marier, remarque le premier, « elle portait les armes et des vêtements dissolus comme un des soudoyers des seigneurs ; elle dansait avec les hommes et se livrait tellement à la boisson et aux excès de table qu’elle dépassait toutes les bornes du sexe féminin ». À supposer que ces imputations soient exagérées, Jean Nider prend du moins le soin de nous avertir qu’une pareille femme ne saurait être la vraie Pucelle qui «affermit le roide France dans son royaume ». De sur « la pierre de marbre, en la grand'cour du Palais, à Paris, où elle fut prêchée et traitée sa vie », elle avoua elle-même qu'ayant frappé sa mère, « par mésaventure », en pensant « férir un autre », elle avait dû aller à Rome

4, Nous estimons, avec M. Grillon de Givry,que les textes qui ont trait à la Pucelle du Mans, dans l'ouvrage de Pierre Sala, et à celle qui combattit à La Rochelle, d’après la Chronique de don Alvaro de Luna, ne s'appliquent pas à la dame des Armoises. Sur ce point, Lecoy de la Marche a induit plusieurs historiens en erreur. Cf. Grillon de Givry, 0p. cit., p. 39-46.

2. A moins qu’on ne veuille qu’elle ait encore guerroyé avec Pierre du Lys; comme l’entend M. Grillon de Givry, bien que cela nous paraisse improbable.

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