‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 109 sur 177 · A Charles IX, 28 mars 4369, ouv. cit., p. loi · texte numérisé non relu

A Charles IX, 28 mars 4369, ouv. cit., p. loi

3. A Catherine de Médicis : « Si majestas tua... catholicae religîonis hostes aperte ac libère ad internecionem usque oppugnaverit... donec deletis omnibus, » etc., 28 mars 4369, oui). «7., p. 453. Je souligne le mot aperte, que certains critiques ont omis dans leur traduction pour rendre plus odieux le conseil du pape.

ciable à l'Eglise et à l'Etat. « Pour rien au monde, dit-il, et qu'en aucune façon on n'épargne les ennemis de Dieu ^ . Il faut leur infliger le châtiment et les supplices qu'ils ont mérités par leurs crimes. Les lois ont prévu ces crimes et ces châtiments; qu'on leur applique la loi 2 ! Montrez-vous pour tous également inexorable : œque omnibus inexorahïlem te prsebei'e; agir autrement ce serait offenser Dieu, et compromettre tout à la fois le salut du roi et la sécurité du royaume 3. »

Ces mesures de rigueur devaient être prises au plus tôt, de peur que le moindre retard n'entravât la marche en avant des armées catholiques. Pie V conseillait au roi de France d'occuper sur-le-champ les places fortes de la Navarre, qui formaient lé rempart le plus important de la rébellion''.

Si le conseil était excellent, encore fallait-il qu'on pût le suivre. Les Huguenots n'étaient pas d'humeur à se laisser déposséder. Avant d'atteindre la Navarre, il eût fallu leur passer sur le corps. La mort de Condé leur avait porté un coup terrible ; mais ils comptaient dans leurs rangs des capitaines de non moindre valeur : tels l'amiral Coligny et le jeune Henri de Navarre, le futur Henri IV, qui faisait brillamment ses premières armes.

Les hostilités continuèrent pendant quelques mois

i. u Nullo modo, nullisque de causis, liostibus Dei parcendum est. » A Catherine de Médicis, 28 mars 1369, ouv. cit., p. 163.

2. a Justis paenis jastisque suppliciiSr quse legibus statuta sunt, severe animadvertere. » A. Charles IX, 13 ayril 1369, ouv. cit., p. 16S- 166. « Digni sunt qui his suppliciis afiiciantur quae legibus statuta sunt. » Au duc d'Anjou, 13 avril 1569, p. 161. Cf. lettre au même, du 26 avril 1S69, p. 168.

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