Corinth., xlvi, 6; lvih
(77. Corinth., xiii, 13j : le Fils, le Père et le Saint- Esprit^. Ailleurs [Epkes., c. xviii), il écrit : « Car notre Dieu, Jésus-Christ, a été conçu dans le sein de Marie, selon l'économie (divine), de la semence de David et du Saint-Esprit, et il est né et il a été baptisé, afin que par sa Passion il purifiât l'eau. » La ctiristologie des épîtres aux Tralliens (c. ix) et aux Smyrniens (c. i) reproduit à peu près les mêmes termes, avec mention de la crucifixion et de la mort du Sauveur sous Ponce-Pilate et de sa résurrection d'entre les morts : 'AXr,6wç l§tw}(8r) Itti llovTtou 'ntXàxou, àXTiôSç IsTauptoOri xai àitéOavêv..., 8ç xai cxXr,6wç riyspô'/j àno vsxpwv, lYSÎpavxoç auTov tou irarpo; oùtoî»^. La formule « sous Ponce-Pilate » est à remarquer ; mais Kattenbusch fait observer que, détachée de « crucifîxus », elle n'est pas caractéristique dû Symbole romain. On la rencontre sous la plume de saint Justin, dans une démonstration polémique ^. Du reste, saint Ignace la regarde si peu comme une formule consacrée que, dans l'épître aux Smyrniens (cap. i), il la transforme ainsi : « Qui a été cloué dans sa chair pour nous sous Ponce-Pilate et sous Hérode le Tétrarque ». D'autre part, àïtéôavev ne fait pas partie du Credo romain. En revanche, on chercherait vainement dans saint Ignace non seulement l'article « la rémission des péchés », mais encore et surtout la locution si importante « le Père tout-puissant ». Bref, saint Ignace, dans sa profession de foi, ne dépend nullement du Symbole de Rome; la formule qu'il