Ad Magnes., cap. xiii
2. M. Burn a donné parallèlement tous ces textes, oiiv. cité, p. 29. Ci. Hahn, p. 1-3.
3. Justin. Apolog. II, 30; Kattenbusch, t. Il, p. 319; cf. p. 289.
emploie lui est absolument propre. S'il se rencontre avec le Credo romain en quelques expressions, cette coïncidence est purement accidentelle ' .
Polycarpe d'Ephèse emprunte ses formules de foi christologique aux livres canoniques. Écrivant aux Philippiens, il mentionne la résurrection de Jésus- Christ d'entre les morts (cap. ii) en des termes qui rappellent la première épître de saint Pierre. Les mots qu'il emploie (cap. vu) pour exprimer sa foi en Jésus-Christ ne sont qu'un écho de saint Jean (/. Ep., IV, 2-4). En résumé, le texte du Symbole des Apôtres lui est étranger.
L'auteur de la i)/d^(2c/îé ne le connaît pas davantage. « En ce qui concerne le baptême, écrit-il, baptisez de cette manière : Après avoir récité tout ce qui précède (la doctrine sur les deux voies), baptisez au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit..., versez sur la tête trois fois de l'eau au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Ailleurs il dit : « Que personne ne mange ni ne boive de votre Eucharistie, si ce n'est ceux qui ont été baptisés au nom du Seigneur 2. » Nous retrouvons là les deux formules que nous avons relevées dans les ouvrages du Nouveau Testament, rien de plus.
Nous arrivons donc forcément à cette conclusion que le Credo, connu sous le nom de Symbole des Apôtres, n'existait pas aux temps dits apostoliques, c'est-à-dire à la fin du i^"" siècle ^. '
Il peut paraître oiseux d'en rechercher la trace en
A. Telle est aussi la conclusion de Kattenbusch, t. Il, p. 318 ibl. et note 81.