‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 159 sur 177 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

que la doctrine copernicienne doit être qualifiée d' a hérésie », parce qu'elle « est contraire à l'Écriture ». Et ces documents ayant un caractère officiel, sont des sources historiques de premier ordre. La question peut dès lors être considérée comme tranchée. Les arguments que le P. Grisar tire d'autres textes contre cette conclusion sont nécessairement d'une valeur moindre ou même de nulle valeur.

Bellarmin, nous dit-on, qui fut l'un des juges les plus autorisés du système copernicien, n'a-t-il pas déclaré dans sa lettre à Foscarini : « que, s'il jy avait une vraie démonstration prouvant que le soleil est au centre du monde et la terre dans le troisième ciel, que le soleil ne tourne pas autour de la terre, mais la terre autour du soleil, alors il faudrait apporter- ^ beaucoup de circonspection dans l'explication des passages de l'Écriture qui paraissent contraires, et dire que nous ne les entendons pas plutôt que de déclarer faux ce qui est démontré ^ »? Le savant cardinal ne témoigne-t-il pas ainsi qu'à ses yeux la démonstration de la théorie copernicienne n'était pas impossible, et que par conséquent la note d'hérésie ne pouvait, sans témérité, lui être appliquée ?

A cela nous répondrons : 1° dans l'esprit du cardinal, comme nous l'avons déjà remarqué^, l'hypothèse qu'il indique est chose purement chimérique, bien qu'il la présente sous forme de doute ; 2" à supposer qu'il eût conservé réellement quelque doute sur la question en 1615 (15 avril), date de sa lettre, sa conviction était au moins fixée en 1616. Le 4 mars de

1. Lettre à Foscarini (12 avril 1613), dans Berti, Copernico e le vicende del sistema Copernicano, Roma, 1876, p. 121 sq.

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