‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 165 sur 177 · Yon Gebler, Die Acten, p. SO; ms. du Procès, fol · texte numérisé non relu

Yon Gebler, Die Acten, p. SO; ms. du Procès, fol

motive la prohibition, la condamnation? c'est la doctrine. Soit ! Mais ce n'est là. qu'un considérant : Quia ad notitiam prsefatse Sacrée Congregationis pervenit falsam ïllam doctrinam pythagoricam divinœque Scripturse omnino adversantem de mobilitote terrse et immobilitate solisjain divulgari a multisque recipi... Ideo ne ulterius hujusmodi opi~ nio in perniciem catholicse veritatis serpat, censuit, etc. '.Les mots: quia, ideo y ne laissent pas de doute sur la pensée des juges de 1616; c'est la faugasté de la doctrine copeoaifiienne qui les détermine à porter leur décret ; ils n'agissent qu'en considération des dangers qu'elle fait courir à la foi catholique. Mais cette considération doctrinale ne change pas la nature de leur décret. En thèse générale les considérants ne font pas partie intégrante des décî^rets qu'ils accompagnent; « ils ne sont pas l'objet sur lequel tombe l'obligation imposée ; voilà pourquoi les théologiens enseignent que, même dans une décision doctrinale infaillible, ils peuvent être erronés. A plus forte raison doit-on leur refuser le privilège de l'infaillibilité lorsqu'ils précèdent un décret disciplinaire qui, de sa nature, n'c^st ni infaillible ni irréformable ^» . Et tel est le cas du décret de 1616. '

La sentence de 1633 n'a pas un autre caractère. Doctrinale dans les motifs, elle est disciplinaire dans sa fin; son objet propre est la condamnation et l'abjuration d'un homme. Sans doute le motif de cette condamnation est la doctrine qu'il a professée, doctrine censée hérétique. Mais un pareil considérant ne peut constituer par lui-même un article de foi :

Page 1