‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 20 sur 177 · Cf. Burn, p. 214-213 ; Hahn, p · texte numérisé non relu

Cf. Burn, p. 214-213 ; Hahn, p

Victrice ^ et dans le Fides Romanorum ^. LeCfedo de Victrice contient encore, pour l'article septième, la variante ad dextej^am Dei Patris, au lieu de ad dexteram Paù^is, variante que nous apercevons pour la première fois dans la formule de Rimini rédigée par Phébadius d'Agen, et que nous rencontrons dans le Credo de Priscillien en Espagne et de Pelage en Grande-Bretagne ^, Cette parenté entre l'église de Gaule et celle de la Grande-Bretagne n'a rien de surprenant. Les communications étaient fréquentes à cette époque entre les deux pays. Victrice de Rouen traversa le détroit et séjourna quelque temps en Grande-Bretagne vers l'an 396 ''. Saint Germain d'Auxerre et saint Loup de Troyes suivirent ses traces quelque .vingt ans plus tard. Les questions doctrinales n'étaient pas étrangères à ces déplacements épiscopaux. Les règles de foi des deux pays s'en ressentirent inévitablement.

Nous avons ainsi fait presque le tour de la Méditerranée, et nous avons consulté les Symboles des églises qui sont, si je puis m'exprimer ainsi, comme les satellites de l'Église romaine. Dès la fin du iv^ siècle, cliacune apporte sa variante au texte romain primitif et sa contribution au Credo qui sera le formulaire définitif de l'Église latine. Aquilée donne : descendit ad inferna; Nicétas de Remesiana fournit creatorem caeli et terrae, et catholicam, et communionem sanctorum ^ ; le contingent

1. Le Credo de saint Victrice, tiré de son De Laude Sanctorum, cap. IV (édit. Tougard, Paris, 4895, p. 18), se lit dansBurn, p. 218, et dans Hahn, p. 70, 28S.

Page 1