Ouv. cité, p
du pontificat de Nicolas P"", Codex Sessoj-ianus 52, contienne tout à la fois et le vieux Credo romain, et le Textus receptus, et le Symbole de'Nicée. Les trois textes y sont religieusement conservés, mais les deux derniers seuls sont en usage. Si le vieux Credo romain s'était peu à peu transformé, à Rome même, en Textus receptus, il n'y aurait pas eu de raison, ce semble, de conserver la forme primitive à côté du texte définitif, l'une ayant été insensiblement absorbée par l'autre ^ La composition du Codex Sessorianus que M. Burn invoque en faveur de sa thèse s'explique donc mieux dans l'hypothèse de l'origine gallicane du Textus receptus ^.
M. Hahn propose une hypothèse différente et fait sortir le Textus receptus d'une église du nord de l'Italie. Mais il n'apporte aucune preuve en faveur de son opinion. En tout cas, pour lui comme pour nous, c'est Rome qui, en adoptant ce Symbole, l'aurait en quelque sorte consacré, et c'est de Rome qu'il se serait répandu dans toute la latinité ^.
En somme, quelle que soit l'opinion que l'on adopte sur l'origine du Textus receptus^ qu'il provienne de Rome, de la Gaule ou de la Haute Italie, il est un