LA PRATIQUE DU CELIBAT, DU I®' AU IV^ SIÈCLE
Saint Paul a tracé, à plusieurs reprises, le portrait de l'évêque selon son cœur ou, mieux, selon le cœur de Dieu. « L'évêque doit être, notamment, l'homme d'une seule femme » ; Ssï tov iTri'ffxoTrov elvat (jiiSç Yuvatxoç àvSpa ^ . Il fait Cette recommandation à Timothée, il la fait à Tite. Mais les termes qu'il emploie ont été diversement interprétés. Certains critiques ont fait porter l'accent de la phrase sur le premier mot : Set, et ont compris que l'Apôtre exigeait que tout prêtre eût une femme. Ce sentiment n'est pas seulement celui de quelques modernes, par exemple des Réformateurs du xvi^ siècle ; saint Jean Chrysostome atteste que plusieurs l'avaient déjà de son temps : Tivèç Se, ?vz(jt.iaç Ywv«'xbi; àvTip vj, cpacri "roÏÏToeipîjffôai^.
Mais une telle interprétation, si on la juge à la lumière de la parole^ du Sauveur siir ceux qui se castf^açerunt propier regnum caelorum^^ est