‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 27 sur 177 · Matth., XIX · texte numérisé non relu

Matth., XIX

sûrement inadmissible; il serait également impossible de la concilier avec le souhait que forme saint Paul quand il dit : Volo enim omnes vos esse sicut meipsum ^ , ou avec les conseils qu'il donne quand il détermine les meilleures dispositions de Tâme pour s'adonner au service de Dieu : Volo vos sine sollicitudine esse; qui sine uxore est^soïlicitus est quae Domini sunt, quomodo placeat Deo, etc. ^. Bien que ce souhait et ces conseils ne s'adressent pas spécialement à l'évêque, ils s'appliquent à lui excellemment ei plus qu'à tout autre. Il est donc invraisemblable que saint Paul, dans les épîtres à Timothée et a Tite, ait fait à celui qui représente éminemment le clergé une obligation de se marier.

L'accent de la phrase porte non sur Seï, mais sur (AiScç, et le sens en est que l'évêque ou le prêtre ne doit pas avoir été marié plus d'une fois, en d'autres termes qu'un bigame (il s'agit de bigamie successive) ne saurait être élevé aux ordres sacrés. Telle est, du reste, l'interprétation qui a toujours prévalu dans l'Église. Nous la rencontrons déjà au commencement du iii^ siècle ; TertuUien y fait allusion dans son traité De Exhortatione castitatis, où, s'élevant contre les secondes et les troisièmes noces, il glorifie, en passant, le prêtre monogame : sacerdotem de monogamiâ ovdinatum ^.11 se plaît même à reconnaître que cette loi de la monogamie était chez les catholiques l'honneur du sacerdoce, et, pour en faire une loi générale applicable à tous les chrétiens, il s'efforce d'établir que, selon la foi, tous les chré-

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