‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 31 sur 177 · Epist. ex, P. G., t. XXXIII, col · texte numérisé non relu

Epist. ex, P. G., t. XXXIII, col

pour l'évêque marié, de cohabiter avec son épouse.

De fait, l'antiquité chrétienne l'a ainsi compris. Nombre d'évêques, de prêtres et de diacres mariés usèrent du mariage, bien qu'un nombre apparemment plus considérable s'astreignirent de bonne heure à la continence.

Ce n'est pas en vain que le Christ avait dit en parlant de la continence : Quipotest capere, capiat^ . Avant même que les moines et les cénobites eussent élevé cette vertu à la hauteur d'une institution sociale, l'élite du clergé catholique avait eu à cœur de la pratiquer. Les écrivains des premiers siècles en font foi.

Dès le début du iii° siècle, Tertullien signale à un veuf qui voulait se remarier, comme un spectacle capable de le détourner de son dessein, la beauté incomparable du célibat ecclésiastique. « Combien en voyons-nous dans les ordres sacrés, qui ont embrassé la continence, qui ont préféré se marier à Dieu, qui ont rétabli l'honneur de leur chair et, fils du temps, se sont sacrés pour l'éternité, mortifiant en eux la concupiscence du désir et tout ce qui est exclu du Paradis ^ ! »

A l'époque où il écrivait ces lignes, Tertullien était un âpre partisan de la chasteté absolue ; son témoignage pourrait être suspect. Vers le même temps, Origène tenait un langage à peu près semblable. Il fait remarquer que, dans le dénombrement des vêtements sacerdotaux de l'ancienne loi, l'Exode ne s'accorde pas avec le Lévitique ; pendant que l'Exode en cite huit, le Lévitique n'en mentionne

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