‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 40 sur 177 · Bickell, Carmina Nisibena, 1886, p · texte numérisé non relu

Bickell, Carmina Nisibena, 1886, p

son temps, encore moins celui du temps passé.

Nous verrons plus loin que le pape Siricê a rendu le célibat des prêtres obligatoire. Bickell prétend que la Décrétale qu'il adressa sur ce sujet et sur plusieurs autres points de discipline aux évêques d'Afrique, fait remonter cette obligation aux Apôtres. La Décrérale renferme bien en effet les mots : apostolica et patrum institutio'^ . Mais ces termes généraux sont en tête des neuf chapitres, et il n'y a aucun motif de les appliquer particulièrement au canon qui traite du célibat. Si le pape avait eu connaissance d'une loi apostolique en ces matières, il n'eût pas manqué de la rappeler à Himère, évêque de ïarragone^, pour faire cesser le scandale donné par les évêques espagnols qui vivaient encore dans le mariage, malgré les prescriptions du concile d'Elvire.

Au concile de Carthage en 390, Epigone, évêque de Bulla regia, déclare qu'il « convient que les évêques, les prêtres et les diacres observent absolument la continence, afin qu'ils puissent obtenir simplement de Dieu ce qu'ils demandent. De la sorte, ajoutait-il, nous observerons ce que les Apôtres ont enseigné et ce qu'a observé l'antiquité elle-même » . Sa proposition fut acclamée par tous les Pères : Placuit ut in omnibus et ah omnibus pudicitia custodiatur, qui altari deserviunt ^. Le concile prend donc des résolutions pour l'avenir, mais il ne se prononce pas sur l'apostolicité de la loi du célibat. Epigone est seul responsable de ce qu'il avance sur l'enseignement des Apôtres et la pratique de l'antiquité : quod apostoli docuerunt et ipsa servavit antiquitas. La doc-

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