Apologia, lib. I, cap. iv, Migne, t. XXI, col. S
3. « Symbolum reddidistis... Quicumque autem vestrum non bene symbolum reddiderunt, habent spatium, teneant : quia die sabbati audientibus omnibus qui aderunt, reddituri estis, » etc. Augustin, Serm. 58, n° l.
à ses pompes, le nouveau disciple du Christ prononçait tout haut et mot à mot le texte du Symbole. C'était ce qu'on appelait « rendre le Symbole ». Il était d'usage que les néophytes montassent, pour faire cette profession, sur un lieu élevé, in loco eminentiore, in conspectu populi fidelis ^ . Saint Augustin nous raconte comment le célèbre rhéteur Victorinus accomplit à Rome cette cérémonie. « Les prêtres lui proposèrent de « rendre le Symbole » en secret ou du moins sans éclat, secretius, comme on le proposait d'ordinaire à ceux qui paraissaient susceptibles de se troubler par timidité. Mais il aima mieux professer sa foi en présence de la sainte multitude. Lors donc qu'il monta au lieu désigné pour « la reddition » du Symbole, tout le monde murmura son nom avec un bruit confus d'allégresse : Victorinus! Victorinus! Puis il se fît un grand silence pour l'entendre. H prononça le Credo avec une assurance merveilleuse; et chacun des assistants, ravi, aurait voulu l'emporter dans son cœur ^. » Nous avons ici, prise sur le vif, la scène de la « reddition du Symbole ».
La cérémonie du baptême avait lieu la nuit suivante. Les « élus » assistaient à la vigile solennelle de Pâques. Les Rituels nous ont conservé tout l'ordre des lectures et des prières usitées. Quand l'eau baptismale avait reçu le chrême de la sainte ampoule, les ce élus », entièrement dépouillés de leurs vêtements^, s'avançaient vers la piscine. L'archidiacre