‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 61 sur 177 · Mansi, Concilia, t. XY, col · texte numérisé non relu

Mansi, Concilia, t. XY, col

3. Les concubines étaient en quelque sorte des épouses de second rang, des femmes qui n'avaient pas les mêmes droits que les uxores proprement dites. Voir du Cange, au mot Concubina.

vissait en Germanie, ïe pape Léon VII (936-939) déclare « lamentable que des prêtres osent ainsi se marier publiquement ^ ». André, abbé de Vallombreuse, atteste que la Lombardie offrait un peu plus tard un spectacle semblable. « On voit, dit-il, des prêtres vagabonder avec des chiens ou des faucons ; les autres tiennent des tavernes ou des banques ; presque tous vivent avec leurs épouses ou des femmes moins respectables ^. » Selon Bonizo, évêque de Sutri, le mal gagnait peu à peu toutes les provinces, et atteignait même l'épiscopat. « Ce ne sont plus seulement les ministres de second ordre, les prêtres et les lévites, nous dit-il, mais encore les évêques eux-mêmes qui çà et là vivent dans le mariage, concubinati, et cela est devenu si commun que le déshonneur attaché à une telle conduite est en quelque sorte aboli ^. » La Gaule n'était guère plus respectueuse de la loi du célibat. En Normandie, par exemple, on vit plusieurs archevêques de Rouen se déshonorer par leur conduite scandaleuse. Robert (989-1037), fils de Richard t', s'autorisait de son titre de comte d'Evreux, pour épouser Herlève, dont il eut trois enfants, Richard, Raoul et Guillaume ^ . Sous un tel archevêque on devine quelle pouvait être la conduite du clergé inférieur.

Mais ce n'était pas seulement les églises partica-

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