‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 100 sur 162 · Die Simon-Magus Perikope, 2. Das Aposteldekret · texte numérisé non relu

Die Simon-Magus Perikope, 2. Das Aposteldekret

est son origine et son histoire dans les quatre ie miers siècles.

Le travail est divisé en deux parties : Origine du décret apostolique, son acceptation dans les quatre premiers siècles. Après avoir établi la cause qui a donné naissance à ce décret, son but, le P. Six en démontre l’historicité. Il le suit ensuite en Orient et en Occident pour établir l'usage qui en a été fait. Il fait remarquer que Luc l’a donné sous une forme abrégée, sans développement, mais complet cependant. Il croit, en outre, que ce décret ne s’appliquait qu'aux comnfunautés pagano-chrétiennes qui avaient des rapports avec les judéo-chrétiens. Pour lui la forme orientale serait la forme primitive.

Ce travail très méthodiquement conduit apporte une bonne contribution à la valeur historique du livre des Actes.

IX. Dans son travail : La composition et la date des Actes!, Torrey a soutenu que pour les quinze premiers chapitres des Actes la langue est distinctement celle d'une traduction du grec; dans les autres chapitres, au contraire, l’idiome n’est pas sémitique et il n’y a aucune preuve que nous ayons affaire là à une traduction. L'ouvrage entier, cependant, présente une uniformité non méconnaissable de vocabulaire et de phraséologie, de sorte qu’il est certain (pour celui qui admet la source sémitique) que l’auteur de XVI-XX VIII est le traducteur de I-XV. Le document araméen aurait été écrit vers l’an 49-50.

B. W. Bacon a attaqué les positions de Torrey dans The American Journal of Theology, janvier 1918. F. Jackson les a discutées aussi dans Harvard theological Review, oct. 1917. Torrey leur a répondu dans

4. The Composition and the Date of the ce New Haven, 1918. ÉTUDES DE CRITIQUE. 29

The Am. J. of Theol,, janvier 1919. J; G. Burkitt, dans : The Journal of theological Studies, a discuté aussi certains points de l'hypothèse de Tôrrey.

X. Aberle avait soutenu, 1885, que les Actes étaient la plaidoirie que Luc avait présentée en faveur de Paul, accusé dévant le tribunal de Néron. D. Plooij croit que l'évangile faisait partie aussi de cette plaidoirie ét que Luc a voulu relater tous les faits sur lesquels s’appuyait Paul pour prêcher le christianisme, faits ” qui sont d’abord la vie et les enséignèments de Jésus, puis le développement du Christianisme et surtout l’action de Paul dans ce développement !* L’évangile et les Actes ne sont donc pas des livres distincts mais deux parties d’un même livre. Ce plaidoyer a été écrit avant que la cause de Paul n'ait été portée devant le tribunal dé César et 4 été adressé à ceux qui faisaient partie du conseil que l'Empereur consulterait, probablement Sénèque et Burrhus. IL faut donc en fixer la date vers l’an 62. Il n'aurait pu être écrit plus tard, car l’auteur n'aurait pu, après là violente persécution de Néron, continuer à affirmer que l'autorité romaine était bien disposée à l'égard des chrétiens.

Bien des objections pourraient être faites contre cette thèse, Remarqüons seulement que devant le tri: buñal de César il n’était pas question de discuter les doctrines du christianisme; l'autorité romaine voyait dans celui-ci simplement une variété du judaïsme et elle ne s’octupait pas de ces discussions sur dés noms et sur la Loi; les charges contre Paul étaient que celui-ci était un homme turbulent qui éxcitait des troubles dans les principales villés de l'Empire et devenait une menace pour la paix romaine.

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