‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 108 sur 162 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

I. Le travail du D' Hort sur l'épître de Jacques était resté inachevé; il a été publié d’après les notes ! de l’auteur, sans qu'il ait reçu de celui-ci sa forme définitive. Tel qu'il est, il reste néanmoins très précieux pour l’abondance et la précision des renscignements qu'il nous donne, surtout au point dé vué philologique. Le commentaire est complet jusqu'au ch. IV, 7; il manque donc seulement la fin de l’épître, IV, 8-V, 20.

Dans l'introduction, le D' Hort étudie d'abord la question de l’auteur de l'épitre. Après avoir exclu les autres Jacques, nommés dans le Nouveau Testament, il établit que l’auteur c’est Jacques le Juste, évêque de Jérusalem, frère du Seigneur, qui ne fut pas un des douze apôtres. Tant que Jésus fut vivant il ne crut pas à sa messianité, mais il devint croyant peu après la mort de celui-ci, à la suite probablement d'une apparition particulière qu’il en eut. Il était appelé frère du Seigneur, non pas qu'il fût son frère utérin ou son cousin, mais parce qu'il était le fils de Joseph, le père putatif de Jésus.

Jacques n’a pas écrit son épître pour répondre à

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