The Epistle of St. James
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Paul, mais plutôt pour corriger les mauvaises interprétations que l'on faisait de certaines paroles de l’Apôtre; c'est contre elles qu'il s'élève. Il a dû écrire, par conséquent, après l’épître aux Romains, donc vers l'an 60, dans les dernières années de sa vie.
L’épitre de Jacques a été connue dès la fin du ie" siècle, mais n’a pas été reconnue comme canonique dès ce moment-là. Voici les conclusions que dégage le D" Hort d'un examen attentif de la littérature chrétienne primitive. Elle fut connue à Rome dès les temps anciens, et utilisée à Alexandrie par Clément, Origène et Denys, mais sans qu'on lui attribuât une autorité divine. Elle était dans le canon de l’église syrienne, mais n’a laissé aucune trace dans l’église du nord de l'Afrique. Elle était rangée par Eusèbe dans la classe des antilégomènes, c’est-à-dire parmi les livres acceptés par quelques églises, mais non par toutes. . Acceptée par Jérôme et par Augustin, elle fut dès lors regardée comme canonique en Occident et aussi en Orient, sauf par Théodore de Mopsuete et les écrivains ses disciples.
IL. J.-B. Mayor! avait donné, il y a onze ans, un beau travail sur l'épitre de Jacques; il eut beaucoup de succès puisqu'il en donna, en 1913, une troisième édition. Il a revu avec beaucoup de soin ses deux précédentes éditions et ajouté dans la troisième des études nouvelles. Il a refait en partie son travail sur Jacques
et les frères du Seigneur, mais il garde la même posi-.
tion que précédemment. Jacques, le frère du Seigneur, était fils de Joseph et de Marie; il ne fut pas un des douze, ni même un disciple du Seigneur, mais il fut convaincu par une apparition spéciale de Jésus et se joignit aux apôtres avant la Pentecôte. Nous n'avons