‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 110 sur 162 · The Epistle of St. James · texte numérisé non relu

The Epistle of St. James

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pas à discuter à nouveau la question des « Frères du Seigneur », d'où dépend celle de la filiation de Jacques. Nous la traitons dans nos Études de critique et d’exégèse. Elle a été tranchée d’une manière définitive par Jérôme, et la solution qu’en donne Mayor est opposée d’ailleurs à la foi de l’Église catholique qui croit à la perpétuelle virginité de Marie.

Mayor a examiné aussi à nouveau les rapports qui existent entre l’épître de Jacques et les autres livres du Nouveau Testament, en particulier les épîtres de Paul et de Pierre; il continue à croire que celles-ci sont postérieures à l’épitre de Jacques et que l'on y trouve des traces évidentes de cette dernière épître. Cette opinion n’est pas partagée par tous les critiques ; il semble probable que Jacques et Paul sont indépendants l’un de l’autre.

Dans un nouveau tirage qu'il fait de sa troisième édition, l’auteur étudie en appendice ce que le commentaire de Hort sur l’épître de Jacques, récemment publié, apporte de nouveau; il examine en particulier les notes sur des termes et des phrases de cette épiître. 11 reconnaît que Hort avait adopté sur la question des frères du Seigneur la théorie d'Épiphane, à savoir que ceux que l'on appelait les « Frères du Seigneur » étaient ses demi-frères, étant les fils qu'avait eus Joseph d’une autre femme que Marie.

Malgré les réserves que nous avons eu à faire sur les opinions de Mayor, nous devons reconnaître que son travail est de premier ordre et pour les nombreux renseignements qu'il nous donne et pour la science philologique et exégétique qu’il y a déployée. Les questions grammaticales et lexicologiques ont été étudiées avec beaucoup plus de soin qu’on ne le fait d'ordinaire. Les arguments de Spitta et de Massebieau qui voient dans l’épître de Jacques un document

juif préchrétien et qui soutiennent que les deux passages où se trouve le nom du Christ sont dés interpolations, ont été solidemennt réfutés, principalement par la comparaison entre cette épître et les écrits juifs de l’époque.

IT. Les vues les plus diverses ont été émises sur l’'épître de Jacques. La plupart des critiques pensent que lés sentences de l'écrit se suivent sans lien logique apparent; Parry! n'est pas de cet avis. D’après lui, l’épître, dans une suite de pensées bien enchaïînées, développe cette idée : Le chrétien peut et doit résister à la tentation. L’autéur étudie ensuite les rapports de cette épitre avec les écrits de Paul et montre que l’enseignement des deux apôtres sur la foi est au fond identique. L'épître de Jacques aurait été écrite à des chrétiens vers la fin de l’âge apostolique.

IV. Grafe? soutient d’autres opinions. L'auteur a utilisé l'Ancien Testament, la Sagesse du fils de Sirach, les Testaments des Douze Patriarches,les écrits du Nouveau Testament, les évangiles et les épitres de Paul et de Pierre, le Pasteur d'Hermas et la première épitre de Clément; il aurait donc écrit dans le premier quart du sr siècle. C’est une compilation d’un auteur inconnu, qui a placé sa lettre sous le nom de Jacques, le frère du Seigneur, pour lui donner de l'autorité. Contrairement à ce qu'ont soutenu Massebieau et Spitta, ce n’est pas un écrit juif christianisé.

V.B. Weiss * réfute les hypothèses de Grafe. D’après lui l’auteur de l’épître est réellement Jacques, le frère du Seigneur; il n’a pas connu l'épitre aux Romains, non plus que les écrits plus tardifs, sauf l’épître de

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