ÉTUDES DE CRITIQUE. EE
IL. D'un examen de l'évidence externe et dés critères internes À. Camerlynck' aboutit à la conclusion suivante : Authentia II Petri certo demonstrari nequi, sed solide probabilis apparet. Dans son ouvrage sur les épîtres catholiques il affirme de nouveau cette opinion et ajoute que Pierre semble s'être servi d’un interprète, mais différent de celui qui avait écrit sa première épître.
IV. 3. J, Lias? montre la ressemblance de construction de la phrase qui existe entre la première épître de Pierre, la seconde et l’épître de Jude, construction différente de celle des autres livres du Nouveau Testament et pense qu'un examen attentif des caractères linguistiques de ces trois épîtres aboutirait à résoudre la question de leur authenticité.
V. La thèse de l’authenticité de la seconde épître de Pierre a été soutenue aussi par H. Grosch#: elle aurait été écrite vers 66, 67. L’épître de Jude en dépendrait.
VL H. Wérdermann ‘ éssaye de caractériser les fau= teurs d'erreurs, dont il est parlé dans l’épître de Jude et dans la seconde de Pierre. Il croit que c'était des gnostiques, auxquels la possession de l'Esprit donnait des visions, les élevait au-dessus d'eux-mêmes et leur permettait un libertinisme moral très étendu. lls niaient la Parousie et tout ce qui s’y rapportait et voulaient cependant continuer à faire partie de la communauté chrétienne. Il y eut des gnostiques de cette
1. Quaerilur utrum demonstrari possit IT epistolam Petri a principe Apostolorum fuisse conscriptam; Collectiones Brugenses, p. 6-43. 1907.
2. The genuineness of the 2. Epistle of St. Peter; Bibliotheca sacras LXX, p. 599-606. Oberlin, 4914.