‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 124 sur 162 · Liber quis dives salvetur? XLII · texte numérisé non relu

Liber quis dives salvetur? XLII

2, Histoire des livres du Nouveau Testament, t. IV, p. 147 ss. 3. Les Origines du dogme de la Trinité. Paris, 190.

dans l'Ancien Testament, dans le judaïsme alexandrin. Nous nous bornerons à citer les propositions principales, renvoyant à l'ouvrage du savant Jésuite pour le détail des preuves, car il n’en est aucune qui ne soit appuyée sur des textes.

Héraclite enseigne, d'après Sextus Empiricus, que le feu vivant et éternel est la raison universelle et le logos divin... En tant que logos, il est la loi du monde, le critérium de la vérité, la règle de la justice (p. 42). D'après l’ancien stoïcisme, le logos est la raison immanente du monde, il le pénètre tout entier (p. 48). Il est, dit Cicéron, « la vérité éternelle qui de toute éternité s'écoule » (p. 49). Dans les êtres individuels, comme dans le monde entier, le logos est d’abord un principe de détermination, une forme; dans les êtres inanimés, c’est la propriété essentielle qui les spécifie, £&w; dans les plantes, c'est la nature, guox; dans les hommes et les dieux, c'est la raison, A6yos. Il est aussi une force; dans la matière, il est la tension, vovos, la cohésion qui en maintient les différentes parties; dans les plantes, il est la poussée vitale qui gonfle les racines et soulève les rochers ; dans les animaux, il est le principe du mouvement, l'impulsion, épu#, qui les porte ici ou là sous l’action des causes extérieures; dans l'homme, il devient pensée et parole, logos intérieur, évôéôeroc, et logos manifesté, tpopopuxôc; par le premier, l’homme participe à l'âme du monde, au logos universel; par le second, il est uni aux dieux et aux autres hommes, p. 50.

En Egypte, Thôt, le dieu ibis ou babouin d'Hermopolis, avait, d’après la légende, produit le monde par la seule vertu de sa parole, p. 61.

Pour Plutarque, le logos «est, comme pourles stoïciens, un principe d'énergie et de détermination ; mais, au lieu d’être la force et la loi immanentes du monde,

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