The Problem of the fourth Gospel
de la mort de Jésus. Les miracles sont pour lui des signes, mais ne sont point des allégories inventées. Les discours présentent une certaine monotonie. Le Christ du IV® évangile est un personnage royal, dépassant l'humanité, mais possédant cependant des caractères réellement humains. Le IV* évangile est une œuvre composite, dont il faut éliminer la péricope de la femme adultère et le ch. XXI; il y a eu des dislocations et des dérangements dans le texte. Jackson essaye d'expliquer comment cet évangile est arrivé à sa forme actuelle. En Excursus, il conclut à la mort violente de Jean et examine la personnalité du disciple bien-aimé et déclare que son identité, en supposant que c’est un personnage réel, n’a été découverte en aucun Cas.
$ 2. — La composition du IV® évangile.
Les critiques se sont beaucoup occupés en ces dernières années de la composition du [V° évangile : les uns se contentaient d'opérer quelques déplacements et des suppressions; d'autres le bouleversaient de fond en comble ou le sectionnaient pour en attribuer les parties à divers rédacteurs.
I. Il faut remonter jusqu’au Diatessaron de Tatien pour retrouver des déplacements dans le texte du IV° évangile. Ainsi, il plaçait IT, 14-22; III, 1-21 après VII, 31; — IV, 4-45; V, 1-47 après VI; — XII, 42-50 après V, 36%. On trouvera l’ordre dans lequel le IVe évangile a été rangé par Tatien dans W. Bacon!. Il n’est pas à croire que Tatien, bien qu'il ait suivi pour son récit surtout les évangiles de Matthieu et de
1. Tatian’s Rearrangement of the fourth Gospel, dans The American Journal of Theology. Chicago, 1900, p. 778.
Jean, ait disposé ainsi le texte de celui-ci parce qu'il possédait un exemplaire ainsi arrangé, mais il a plutôt transposé lui-même ces passages pour les harmoniser avec ceux des autres évangiles.
Au xiv° siècle, Ludolphe le chartreux avait aussi, dans sa Vita Domini nostri Jesu Christi, placé le ch. VI° du IV° évangile avant le Ve.
On s’est demandé plusieurs fois si l’ordre actuel des sections du IV° évangile est primitif ou si au contraire celles-ci n'auraient pas existé tout d’abord dans l’ordre indiqué par la suite des événements et n'aurait pas été troublé par accident ! ou par le manque de soin des copistes? ou par une adaptation délibérée d’un éditeur ?. Bacon soutient cette dernière opinion et croit qu'il faut lire le IV° évangile dans l’ordre suivant : Les transpositions qui reposent seulement sur l'évidence interne sont marquées par des chiffres en italiques; celles qui ont pour elles la version syriaque sinaïtique le sont par des chiffres en égyptiennes; les autres sont soutenues par le Diatessaron de Tatien.
Ï. Le ministère en coopération avec le Baptiste : [T, 1-18]; 19-51; [II, 1-11]; III, 22-IV, 3 (44?).
IL. Le ministère galiléen : (IV, 46°?) IT, 12; IV, 46/54; VI, 1-71.
INT. La période de l’exil et le ministère en Samarie; Jésus à la fête de la Pentecôte : IV, 4-42 (437); V, 1- 47; VII, 15-24; (IV, 45?)
IV. La visite à Jérusalem lors de la fête des Tabernacles : VII, 1-14; 25-30; III, 1-21; 31-36; 45-52; 37-44.
4. Serra, Zur Geschichte und Lileratur des Urchristenthums, 1913. Tübingen, p. 168-193. =
2, Bass, Philology of the Gospels. London, 1898, p. 239.