‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 130 sur 162 · Tatian's Rearrangement of the fourth Gospel, p · texte numérisé non relu

Tatian's Rearrangement of the fourth Gospel, p

V. La visite à la fête de la dédicace : X, 22-25; VIF, & [8*], 10-18; 26-39; IX, 1-X, 5, 9*, 19-21; VIIT, 12-59; X, 40-42.

VI. La période de retraite à Ephraïm : XI, 1-57; XII, 26-36°; 1-19; 42-50, 36°-41.

VII. La dernière Pâque : 11, 13*; 14-22; [23-25*]; XIII, 1-15; [16]; 17-19; [20]; 21-35; XV, 1-XVI, 33; [XIIL, 36-38]; XIV, 1-31; XVII, 1. XVIII, 43, 24; 14; 45; 19-23; 16-18, 25° — 40; XIX, 1-XX, 31; [XXI, 1-25].

IT. Plusieurs critiques! ont proposé d’autres déplacements, par exemple celui de VII, 15-24 qui serait placé après V, 442, Clemen* a donné la bibliographie de tous les travaux qui ont été faits sur ces transpositions dans le IV° évangile. Parlons seulement du dernier en date qui est le plus complet, celui de Warburton Lewis. Voici l’ordre des matières qu'il propose : I-II, 12-IIT, 22-30; II, 13-III, 21 + 31-36- IV-VI-V + VII 15-24 + VIII, 21-59-IX-XII-XIII, 1-32-XV -XVI-XIIT, 33-XIV-XVII-XVIII-XX-XXI.

Examinons seulement les raisons pour lesquelles il modifie l’ordre des chapitres IV-VII.

A la fin du ch. IV, il est dit que Jésus fit encore ce second miracle après être revenu de Judée en Galilée, puis au ch. V, Jésus est à Jérusalem, tandis qu’au commencement du ch. VI, l’évangéliste ajoute : Après ces choses, Jésus s’en alla au delà de la mer de Galilée; c’est donc que les événements signalés s'étaient passés en Galilée et sont ceux qui sont racontés au ch. IV.

4. H. J. HOLTZMANN, Unordnungen und Umordnungen im viertem Evangelium dans Zeïtsch. für die nt. Wissenschaft. Giessen, 1902.

2. WenpT, Die Lehre Jesu, 1, p. 228. Bass, Philology of the Gospels, p. 239. Pauz, On two dislocations in John's Gospel, dans The Hibbert Journal. London, 1908-1909.

3. Die Entstehung des Johannesevangelium. Halle, 4912, p. 6 ss.

4, Disarrangements in the fourth Gospel. Cambridge, 4940,

Il faut donc transposer ces deux chapitres et placer VI avant V.

De plus, VIT, 15-24 n’est pas à sa place. L'étonnement que marquent les Juifs d'entendre Jésus parlant comme s’il connaissait les saintes Lettres ne répond pas au contexte, tandis qu'il est bien adapté à la fin du discours où Jésus parle à ses auditeurs de Moïse, V, 47, Il faut donc le placer à cet endroit et disposer le tout de lä façon suivante : IV, VI, V, VII, 15-24; VII, 1-14 + 25-52.

Quant au déplacement des ch. XIII-XVIT, il est insinué par cette parole de Jésus, XIV, 31 : « Levezvous, partons d'ici. » Et cependant, le Seigneur continue à parler longtemps encore, ch. XV, XVI, XVII. On en a conclu qu’il y avait eu un dérangement dans le texte et on a cherché à le disposer d'après les idées proches les unes des autres. Ch. XIII, 32, Jésus parle de sa glorification par son Père; il a semblé que XIV, 1, où il affirme qu’il est le vrai cep et son Père le vigneron, est la suite de cette idée de la glorification du Fils par le Père. Si l’on reprend le discours à XIII, 33 on arrive à XIV, 31 : Levez-vous, partons d'ici qui se relie à XVII, 1 : Ainsi parla Jésus et levant les yeux au ciel, il dit. Vient alors la prière sacerdotale qui est la conclusion naturelle du discours.

Nous ne voyons aucun inconvénient à ce qu’on fasse cette transposition, du moment que l’authenticité de tout le discours est maintenue. Nous ferons observer cependant que la parole du Seigneur, XIV, 31, n'oblige pas absolument à faire cette transposition. Il y a longtemps que les exégètes en avaient donné une explication plausible. En somme, tous les déplacements de textes que l’on opère dans le [V°évangile veulent y introduire un ordre plus logique ou plus historique. Maïs est-on certain que l’auteur a

cherché cet ordre et qu’il n’a pas plutôt reproduit ses souvenirs en les disposant dans un ordre général mais non strict.

IL. Il y a longtemps déjà que les critiques avaient cru pouvoir distinguer dans le IV® évangile des documents d’origine diverse qui auraient été la source de l'évangile tel que nous le possédons actuellement. En 1796, Eckermann'! supposa qu'au premier fond johannique avaient été ajoutés des récits qui provenaient de l’apôtre Jean. Réfuté par Storr et Süsskind, il se rétracta en 1806 ?. En 1811, Ammon* distingua dans le IV° évangile l'auteur et l'éditeur. Weissei admit que l’apôtre Jean avait rédigé par écrit quelques-unes des paroles de Jésus; amplifiées par ‘ un disciple de l’apôtre, s'inspirant des souvenirs de son maître, elles sont devenues les discours du IV® évangile. Le cadre historique est fictif. Renanÿ avait distingué entre les faits et les discours du IVe évangile; les premiers seraient basés sur une tradition venant de l'apôtre Jean; les seconds ne seraient pas authentiques bien qu'il s'y rencontrât « d'admirables éclairs, des traits qui viennent vérita-

blement de Jésus ». O. Holtzmann pensa que l’auteur utilisa les évangiles synoptiques et uue autre tradition qui s'était appuyée sur ceux-ci Wendt' supposa l'existence de Logia Johanniques ou discours du Sei-

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