Wellhausen und Johannes
2. Das Johannesevangelium unter den Händen seiner neuesten Kri-
tiker.
Jean de relier son Christ idéal à l’histoire de Jésus, de décrire le Christ de l'Esprit avec les matériaux d’une tradition encore à moitié plongée dans la chair n'était pas réalisable sans incohérences, la forme donnée étant trop fragile pour le contenu.
VII: À la même époque que Wellhausen, Schwartz! a publié sur la composition du IV*° évangile une hypothèse analogue. N'ayant pas entre les mains son travail, nous sommes obligé de nous en rapporter à ce qu'en ont dit Brückner dans le Theologischer Jahresbericht, 1908, Leipzig, et Goguel dans la Revue de Théologte et de Philosophie. D'après Schwartz, dit Brückner, l'évangile de Jean est un livre formé de documents divers tout comme les livres historiques de l’ancienne littérature d'Israël. Et la preuve, c'est qu'on y relève des incohérences, des lacunes, des contradictions. Tous les passages où le disciple bien-aimé joue un rôle sont des interpolations; il en est de même du ch. XX, 2-10, de XIII, 23 ss., de XVIII, 10 ss., de XIX, 34 ss., et du ch. XXI. Schwartz met de côté tous les voyages à Jérusalem, antérieurs au ch. VII; il tient pour des additions postérieures les passages en harmonie avec les synoptiques, les développements homilétiques des discours, surtout, ch. VII et VIIT, la scène de Barabbas et de la flagellation dans le récit de la passion, etc. Tout cela ne peut s'expliquer si l’évangile que nous possédons a été écrit d'un seul jet; ces faits s'expliquent très bien au contraire si l'évangile a subi avant de prendre sa forme définitive une série de transformations et de remaniements.