Johannesevangelium
sur le IV° évangile elle est le résultat de l'idée que l’on s'était faite de l’origine johannique de l’évangile. Le séjour de Jean en Asie Mineure, son grand âge, les presbytres dont parle Papias, l’école de disciples de Jean à Ephèse, le témoignage d’Irénée, tout cela provient du besoin d'expliquer l’origine johannique du IV* évangile. F. Overbeck conclut que nous avons ici une mystification. Ne serait-ce pas plutôt son ouvrage qui en serait une?
XIX. Dans l'introduction, très courte, à son commentaire sur l’évangile de saint Jean !, Bauer précise la position qu'il a prise. Il ne croit pas que les hypothèses récentes sur une pluralité de sources combinées par un rédacteur expliquent les caractères particuliers de cet évangile. Sur l’auteur il ne saït rien; il rejette le témoignage d’Irénée et croit que Papias a parlé de deux Jean, l’un apôtre et l’autre presbytre. C'est ce dernier qui est l'auteur de l’Apocalypse. Quant à Jean l’apôtre, fils de Zébédée, il a été mis à mort par les ordres d'Hérode Agrippa, en même temps que son frère Jacques. Bauer pense qu’il est probable
que le IV® évangile a été écrit à Éphèse : il fait ob-
server cependant qu'il existe un ancien témoignage, celui d'Ephrem, d'après lequel il aurait été écrit à Antioche. La date de composition serait de 100 à 125 après Jésus-Christ.
Bauer relève dans cet évangile une tendance polémique contre les Juifs et reconnaît qu'il dépend en partie des évangiles synoptiques et d'une tradition ancienne. Le récit des noces de Cana et l'entretien de Jésus avec la femme Samaritaine auraient un certain fond historique, dont l’auteur se serait servi pour des considérations théologiques et symboliques. Il