‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 145 sur 162 · F NS · texte numérisé non relu

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lui, l’auteur du IV® évangile n’a pas eu pour but de compléter les évangiles synoptiques mais de les remplacer ; il se place à un point de vue différent du leur. [l traite la matière traditionnelle avec beaucoup de liberté; le cadre du récit est très différent de celui des synoptiques. Quoique l'écrit primitif n’ait pas connu des voyages de Jésus entre la Galilée et Jérusalem, le IV® évangile a fait de la Judée le lieu principal de l’activité de Jésus et accordé à son séjour à Jérusalem un plus long espace de temps. Le contenu du cadre a aussi été changé. La plus grande partie de la matière traditionnelle primitive est laissée de côté. Les rares récits qui sont utilisés le sont avec une grande liberté. Dans le IV* évangile les miracles ne sont plus des œuvres de miséricorde mais des actes de puissance qui démontrent la nature divine.

Les adversaires avec lesquels le Seigneur discute sont des personnages conventionnels, qui demeurent à l’état de fantômes et sont toujours les mêmes, ce qui permet à l’auteur de faire de fréquentes allusions aux discours précédents; c’est un public idéal. La matière de ces discours n’est plus celle des synoptiques : Jésus parle de sa propre personne, de ses rapports avec son Père et avec les croyants, de la nécessité de croire en lui ; les idées sont peu nombreuses et reviennent constamment. L'auteur a voulu démontrer que Jésus était le Messie, le Fils de Dieu. Les influences grecque et orientale sont nettement marquéés. Signalons seulement le rapport entre la parole de Jésus, /n, XVII, 4, 5 : Eyo ce éddEuon ënt vüc vas... xal vüv dobuoov pe où, [Iérep et celles de l'hymne à Isis : Aoëacôv ue, 66 éddEaca vo voa vod uioÿ cou “Qpou !.

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