‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 148 sur 162 · I. Si, abstraction faite de l'argument théologique · texte numérisé non relu

I. Si, abstraction faite de l'argument théologique

ë 22 Éd.

re

l’apôtre Jean, et non un autre, est démontré devoir être reconnu comme l’auteur du IV° évangile — et ce par un argument historique si solide, que les raisons que les critiques apportent à l'encontre n'infirment en rien cette tradition : laquelle existe, constante, universelle et solennelle dans l'Église dès le courant du 11° siècle ainsi qu'il ressort surtout : a) des témoignages et allusions des saints Pères, des écrivains ecclésiastiques et même aussi des hérétiques, témoignages et allusions qui, dérivant nécessairement des disciples ou des premiers successeurs des apôtres, se rattachent par üun nœud obligatoire à l’origine même du livre; b) du fait que le nom de l’auteur du IV° évangile a été reçu toujours et partout dans le canon et les catalogues .des Livres sacrés; c) des plus anciens exemplaires manuscrits des mêmes livres et de leurs versions en langues diverses; d) de l'usage liturgique public régnant, par suite, dans toute la terre depuis les origines de l’Église.

R. Affirmativement.

IT. Si les arguments intrinsèques, eux aussi, tirés du IV° évangile considéré séparément, ainsi que du témoignage de l’écrivain et de la parenté manifeste de l’évangile lui-même avec la première épître de l’apôtre Jean doivent être jugés comme confirmant la tradition qui attribue indubitablement le IV° évangile à ce . même Apôtre? Et si les difficultés qui sont tirées du rapprochement de ce même évangile avec les trois autres, en tenant compte de la diversité de l’époque, du but et des auditeurs pour lesquels ou contre lesquels l’auteur a écrit, peuvent être résolues raisonnablement, cemme les saints Pères et les exégètes catholiques l'ont établi à diverses reprises.

R. Affirmativement sur les deux points.

Page 1