XII. J. Weiss consacre le second chapitre de son
ouvrage, le Christianisme primitif !, aux épitres pau- !
liniennes et à l'activité missionnaire de l’Apôtre. Il constate que, en Allemagne, les critiques s'accordent à reconnaître l’authenticité paulinienne de sept épîtres; sont exclues comme non authentiques la deuxième épître aux Thessaloniciens, les épitres aux Éphésiens et aux Colossiens. Pour lui, il ne doute pas de l’authenticité de la seconde épître aux Thessaloniciens et des parties fondamentales de l’épître aux Colossiens. Il ne parle pas des Pastorales.
Juif de naissance et de langue, Paul était aussi grec ‘et romain; bien que l'élément juif soit chez lui dominant, il n'aurait pas été le grand apôtre et l'écrivain qu'il a été sans les deux autres éléments de sa formation intellectuelle. Nous savons peu de chose sur son éducation tant juive que grecque. Si nous lisons ses lettres nous ne pouvons avoir aucun doute que l’écrivain s’est formé d’après les meilleurs modèles et qu'il
a eu à l’école d’un rhéteur l’occasion de se former à